Bisbille sur la succession de Guy Ouellette à la Commission des institutions

Après une première élection annulée et une autre ratée, les membres de la Commission des institutions se sont finalement entendus pour que le député libéral Pierre-Michel Auger succède à Guy Ouellette au poste de président.

Mardi dernier, la réunion au cours de laquelle un nouveau président devait être élu a été annulée à la dernière minute après que Guy Ouellette ait demandé d’être réintégré.

Même si le député de Chomedey a pu regagner le caucus libéral, mercredi, ses officiers lui ont toutefois refusé de retourner à la présidence de la Commission des institutions, fonction qu’il a perdu le mois dernier dans la foulée de son arrestation par l'UPAC.

M. Ouellette a plutôt été assigné loin des dossiers de l’UPAC, soit à la Commission de l’aménagement du territoire. Il en est d’ailleurs devenu le président, jeudi, à la suite d’une décision unanime de ses membres.

Un appui conditionnel

Du côté de la Commissions des institutions, les députés péquistes se sont opposés, jeudi midi, à la nomination du député libéral de Champlain, Pierre-Michel Auger, après que la majorité libérale ait refusé d’entendre le leader parlementaire de l’opposition officielle, Pascal Bérubé.

Conforté par une décision rendue en avant-midi par la présidence de l’Assemblée nationale, le député de Matane-Matapédia, qui n’est pas membre permanent de cette commission, souhaitait exposer les conditions d’un appui de sa formation politique à cette nomination. C’est-à-dire : exiger de l’UPAC qu’elle transmette une version non-caviardée de documents lourdement caviardés remis récemment à un membre de la commission.

« Le mauvais call de Jean-Marc Fournier [leader parlementaire du gouvernement], de ne pas me permettre de parler, vient de couter la job à Pierre-Michel Auger », a ensuite résumé M. Bérubé, mécontent.

Les membres de la commission se sont réunis à nouveau vers 17h30, en permettant cette fois à M. Bérubé de prendre la parole.

La nomination de M. Auger a d’abord été entérinée, après quoi M. Bérubé a prévenu que l’opposition officielle réclamerait un plein accès aux documents en question dès la reprise des travaux de la commission.

« C’est important pour nous, il en va de la confiance à l’égard de cette commission, de la présidence, et vous savez qu’on appréciait particulièrement le président précédent », a dit M. Bérubé.

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