Ligne rose: le bureau de projet toujours attendu

La Ville de Montréal assure être prête à «aller de l’avant» pour créer un bureau de projet pour la ligne rose du métro, mais n’est toujours pas en mesure de préciser sa date d’ouverture d’ici la fin de son mandat.

«Il n’y a absolument aucune raison d’être précipité», s’est défendu mardi le président du comité exécutif Benoit Dorais lors de l’adoption du plan triennal d’immobilisations 2018-2020 (PTI) au conseil municipal.

Aucun montant n’a été accordé à la ligne rose, la promesse phare de Projet Montréal, dans le budget et le PTI de la nouvelle administration. Une marge de manœuvre financière a toutefois été prévue par la Ville pour lancer éventuellement le bureau de projet. Ce bureau servira à préparer la proposition formelle qui sera présentée aux gouvernements fédéral et provincial afin d’obtenir du financement pour la ligne rose.

«Le bureau de projet de la Ville de Montréal sera limité. On parle de mettre la table et de parler de financement, pas d’un bureau de projet dans lequel on va dessiner des plans», a expliqué Benoit Dorais plus tard en point de presse, ne précisant pas quand ce bureau pourrait voir le jour.

Le responsable des finances a indiqué qu’il privilégiait une approche «ordonnée» pour la ligne rose, qui devra se faire en collaboration avec l’Autorité régionale de transport métropolitain.

En campagne électorale, Projet Montréal avait annoncé qu’une première pelletée de terre aurait lieu avant la fin d’un premier mandat, avant de se montrer plus prudent quelques jours plus tard.

Le PTI adopté

Le PTI, qui prévoit les montants accordés pour réaliser les grands projets à Montréal au cours des trois prochaines années, a été adopté mardi alors que l’administration de Valérie Plante fête ses 100 jours au pouvoir.

L’opposition a voté contre son adoption, soutenant que certains projets comme la ligne rose et le lancement de l’appel d’offres des 300 autobus hybrides étaient mal ficelés.

Le parti Ensemble Montréal a aussi rappelé que la décision de fermer la voie Camillien-Houde comme chemin de transit était précipitée.

Le responsable des grands parcs Luc Ferrandez a rétorqué que cette décision était «l’aboutissement d’un processus de réflexion». L’accès au Mont-Royal sera garanti et les automobilistes pourront se garer sans faire le tour de la montagne si un des stationnements est plein, a-t-il assuré.

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